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Terrier de type bull

Staffordshire Bull Terrier

On dit aussi Staffie, Staffy ou Stafford

Un bloc de muscles de quinze kilos qui ne demande qu'à être sur vos genoux. Sa réputation le précède, son standard dit l'inverse, et les deux méritent d'être lus.

36 à 41 cm au garrot Plus de 12 ans
Royaume-Uni

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Petit

Énergie

Sportif

Toilettage

Zéro effort

Sociabilité

Très sociable

Éducation

Bonne volonté

Aboiements

Discret

Où il peut vivre

  • LogementUne petite maison
  • JardinUn jardin petit ou moyen
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Les familles avec enfants
  • Costaud sans être encombrant
  • L'appartement, si l'on sort vraiment
  • Zéro entretien de poil

À savoir avant de craquer

  • Ses congénères sont une autre histoire que les humains : la socialisation est un chantier de toute la vie
  • Il tire, il pousse, il saute — quinze kilos de muscle au bout d'une laisse, ça se travaille tôt
  • Sa réputation vous suivra, dans le regard des gens comme chez certains bailleurs et assureurs
  • Il supporte très mal la solitude

Le saviez-vous ?

Il n'est dans aucune des deux catégories

Les catégories 1 et 2 du droit français visent l'American Staffordshire terrier, le Rottweiler, le Tosa et les chiens sans pedigree qui leur ressemblent. Le Staffordshire bull terrier, lui, n'y figure pas : ni permis de détention, ni muselière obligatoire. Attention toutefois — la catégorie 1 se définit par la morphologie et l'absence de pedigree, si bien que le papier compte autant que la race. Un « staffie » sans inscription au livre généalogique n'est pas à l'abri d'une requalification.

Il est le troisième chien de France

8 694 inscriptions au LOF en 2025 selon la Centrale Canine, derrière le golden retriever et le berger australien, devant le labrador et le berger allemand. Beaucoup de gens le côtoient sans savoir le nommer, et l'appellent du nom de la race voisine.

Son standard parle des enfants

C'est assez rare pour être noté : les standards décrivent des aplombs et des angles, celui-ci prend la peine d'écrire que la race est intelligente et affectueuse, « en particulier avec les enfants », et qu'elle doit être d'une fiabilité totale. Un chien qui ne l'est pas n'est pas un bon représentant de sa race — c'est le texte officiel qui le dit.

Il vient des combats, et le Kennel Club a mis longtemps

Croisement de bouledogues et de terriers dans les années 1860, d'abord pour la vermine et les paris. Il a fallu attendre les années 1930 pour que le Kennel Club le reconnaisse comme une race à part entière. Son nom est celui du comté anglais où il a été façonné.

Son oreille se plie en rose

Le standard demande une oreille « en rose » — repliée en arrière, laissant voir l'intérieur du pavillon — ou à demi dressée. L'oreille entièrement tombante ou entièrement dressée est jugée très indésirable. C'est un détail, mais c'est l'un des rares qui se lisent d'un coup d'œil sur une photo.

Garder son chien en forme

  • Deux tests ADN existent pour la race, et la cataracte héréditaire est le premier. Elle se dépiste avant toute reproduction : demandez le résultat des deux parents, pas une attestation de bonne santé générale.
  • Le second test ADN porte sur la L-2-hydroxyglutaracidurie, une maladie neurologique qui se déclare chez le jeune chien. Deux porteurs accouplés donnent des chiots atteints ; deux tests évitent la loterie.
  • Les chiots merles ne sont pas enregistrables dans la race, et pour cause : la robe n'y appartient pas et son introduction s'accompagne de risques pour la vue et l'audition. Un « staffie merle » vendu plus cher est un signal, pas une rareté.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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