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Spitz européen

Spitz Allemand

On dit aussi Poméranien, Loulou de Poméranie ou Keeshond

Un gardien de ferme que la reine Victoria a fait rétrécir de moitié. Cinq tailles au standard, du keeshond de 49 cm au poméranien de 21, un seul caractère — et une voix qu'on entend de loin.

Cinq tailles au garrot : spitz-loup 49 cm, grand 45, moyen 35, petit 27, nain 21 — à trois ou cinq centimètres près selon la variété Plus de 12 ans
Allemagne

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Minuscule

Énergie

Tranquille

Toilettage

Exigeant

Sociabilité

Sociable

Éducation

Apprend vite

Aboiements

Très bavard

Où il peut vivre

  • LogementUn appartement
  • JardinUn jardin petit ou moyen
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • L'appartement
  • Une demi-heure de marche par jour
  • Une sonnette sur pattes
  • Un premier chien, brosse comprise

À savoir avant de craquer

  • Il aboie, et c'est son métier depuis toujours : à travailler tôt, ou à supporter longtemps
  • Un poil long sur un sous-poil abondant — quotidien pour les plus fournis, selon le Kennel Club
  • Sa méfiance envers les inconnus est écrite dans le standard : elle se socialise, elle ne se corrige pas
  • Les rotules qui se déboîtent sont fréquentes chez les petites races, et celle-ci en est une

Cinq tailles, les deux bouts

Le standard compte cinq tailles, de 21 à 49 cm au garrot, et rien d'autre ne les sépare : même tête de renard, même queue sur le dos, même caractère. Aucune photographie ne prouve une hauteur au garrot — le caniche l'a déjà appris à ce site — et les trois tailles du milieu ne se distinguent qu'au ruban. Voici donc les deux extrémités, les seules qu'une image sépare toute seule, et les seules que le reste du monde traite comme des races à part entière.

Le saviez-vous ?

Il se réclame du chien des tourbières

Le standard ne fait pas dans la modestie : les spitz allemands descendraient du chien des tourbières de l'âge de la pierre — Canis familiaris palustris Rütimeyer — puis des chiens des cités lacustres, ce qui en ferait « la race la plus ancienne de l'Europe centrale ». Il ajoute que de nombreuses autres races en descendent. Voilà le loulou de votre voisine remis à sa place.

La reine Victoria l'a réduit de moitié

En 1888, Victoria rapporte de Florence un poméranien de 5,4 kg nommé Marco. Elle l'expose en 1891, et le petit format devient une mode du jour au lendemain : pendant sa vie, la taille moyenne de la race aurait diminué de moitié. Le club britannique a suivi en déplaçant sa limite de classe de dix livres à sept. Le standard du Kennel Club demande aujourd'hui 1,8 à 2,5 kg — soit un tiers du chien qu'elle avait acheté.

Le keeshond porte le nom d'un homme

Dans les années 1780, aux Provinces-Unies, les Patriotes s'opposent à la maison d'Orange. Leur chef s'appelle Cornelis de Gijselaar, dit Kees, et son chien le suit partout au point de devenir l'emblème du parti : « Kees » plus « hond », le chien de Kees. Les Patriotes en portaient l'insigne, les Orangistes leur opposaient un carlin. Quand la maison d'Orange est revenue au pouvoir, la race a bien failli disparaître avec le camp perdant.

Deux d'entre eux ont survécu au Titanic

Trois chiens seulement sont sortis vivants du naufrage de 1912. Deux étaient des poméraniens — ce qui n'est pas un hasard de courage : ils tenaient dans des bras, et personne dans un canot n'a discuté un chien de trois kilos.

Il n'a aucun instinct de chasse, alors il donne de la voix

Le standard le présente comme une qualité, et il a raison : « l'absence de tout instinct de chasse » fait de lui un chien de famille qui ne part pas derrière un lièvre. Mais un gardien qui ne poursuit rien et n'attaque personne n'a qu'un seul outil, et il s'en sert. Les aboiements du spitz ne sont pas un défaut d'éducation, c'est le poste pour lequel il a été retenu pendant des siècles.

Garder son chien en forme

  • La luxation de la rotule est le sujet des petites races, et une étude anglaise en a mesuré 6,5 % chez le poméranien. Elle se voit à la marche bien avant de se diagnostiquer : le chien saute un pas sur trois, patte arrière repliée, puis repart normalement au bout de quelques foulées. Ça commence en général avant un an, et ça se montre au vétérinaire plutôt que ça ne s'observe pendant deux ans.
  • L'alopécie X touche les spitz plus que les autres, et le poméranien plus que les autres spitz. Le poil tombe petit à petit, symétriquement, en commençant par la queue et l'arrière des cuisses ; la peau découverte fonce, d'où son surnom de « maladie de la peau noire ». Ce n'est ni douloureux ni contagieux — mais c'est un diagnostic d'exclusion, et les vraies causes possibles d'une perte de poil, thyroïde ou Cushing, méritent d'être écartées avant de conclure.
  • Le Royal Kennel Club recommande un examen oculaire avant toute reproduction, et ajoute pour le spitz allemand un contrôle de la diversité génétique. Rien d'autre n'est demandé : c'est une race que ses clubs considèrent globalement saine, et sa longévité — plus de douze ans — est portée au standard comme une qualité de la race.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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