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Molosse de type dogue

Shar-Pei

Un molosse chinois à peau trop grande, calme et têtu. Ses plis ne sont pas un ornement mais une armure — et le standard en veut beaucoup moins que les photos n'en montrent.

44 à 51 cm au garrot Plus de 10 ans
Chine

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Moyen

Énergie

Tranquille

Toilettage

Un coup de brosse

Sociabilité

Sélectif

Éducation

Il faut insister

Aboiements

Discret

Où il peut vivre

  • LogementUne petite maison
  • JardinUn jardin petit ou moyen
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Qui préfère un chien discret
  • Une maison calme, même sans jardin
  • Un maître qui n'a rien à prouver
  • Qui accepte un chien qui décide

À savoir avant de craquer

  • Les plis se sèchent, sinon la peau s'abîme
  • L'œil est le point faible : au moindre doute, vétérinaire
  • Têtu de naissance : l'éducation se fait tôt et calmement
  • Réservé avec les inconnus et souvent avec les autres chiens
  • Une race à choisir chez un éleveur qui teste

Le saviez-vous ?

Le standard compare son museau à celui d'un hippopotame

C'est écrit noir sur blanc dans le texte officiel : les rides du crâne, les plis du garrot, les toutes petites oreilles et « son museau, qui rappelle celui de l'hippopotame, lui confèrent un aspect unique ». Peu de standards se risquent à une comparaison animale pour décrire une race.

Les plis du corps sont un défaut, pas un attrait

Chez l'adulte, le standard juge les plis du corps « très indésirables », sauf au garrot et à la racine de la queue. Le chien entièrement fripé des photographies est donc soit un chiot, soit un sujet hors standard — et le Royal Kennel Club classe la race en surveillance de catégorie 2, celle des traits qui menacent la santé s'ils sont exagérés.

Une langue bleu-noir, comme le chow-chow

La langue, le palais, les gencives et les babines sont d'un noir bleuâtre ; une langue entièrement rose est un défaut qui exclut de la reproduction. Le registre ne compte que deux races ainsi, et toutes deux viennent de Chine — sans qu'on sache dire pourquoi ce caractère s'y est fixé.

La ride et la fièvre sont la même mutation

Une étude de 2011 a trouvé en amont du gène HAS2 une duplication propre à la race : plus elle est répétée, plus la peau fabrique d'acide hyaluronique — donc de plis — et plus le chien risque un syndrome de fièvre périodique. Le résultat intéresse la médecine humaine, où six patients sur dix atteints de fièvre périodique restent sans explication.

Garder son chien en forme

  • La fièvre du shar-peï se manifeste par des accès de forte température, souvent avec un jarret gonflé, qui passent seuls en un jour ou deux. Ce n'est pas bénin pour autant : les épisodes répétés abîment les reins par dépôt d'amylose. Un chien qui fait de la fièvre sans cause évidente se montre.
  • L'entropion — la paupière qui s'enroule vers l'intérieur — est un défaut éliminatoire au standard, et pourtant c'est l'ennui le plus courant de la race. Un chiot qui garde l'œil mi-clos ou qui pleure ne « fait pas ses dents » : il se montre le jour même, et l'opération se fait jeune.
  • Ce qui se replie garde l'humidité. Les plis se sèchent après la pluie et après le bain, sans acharnement ni produit : la dermatite des plis vient d'une peau mouillée qui reste mouillée, pas d'un manque de savon.
  • Les oreilles sont minuscules et le conduit est étroit, ce qui rend l'aération à peu près nulle. C'est le terrain classique des otites, et c'est un point à regarder chaque semaine plutôt qu'à traiter chaque saison.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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