Toutes les races
Chien d'arrêt

Setter Anglais

Chez lui, en Angleterre, il est sur la liste des races menacées. En France on en inscrit vingt-sept fois plus, et c'est mérité — un chien magnifique, infatigable, et parfaitement inutile pour garder une maison.

65 à 68 cm au garrot pour les mâles, 61 à 65 pour les femelles Plus de 10 ans
Royaume-Uni

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Grand

Énergie

Infatigable

Toilettage

Exigeant

Sociabilité

Ami de tous

Éducation

Bonne volonté

Aboiements

Discret

Où il peut vivre

  • LogementUne grande maison
  • JardinUn grand jardin
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Deux heures de marche par jour
  • La campagne, ou du terrain
  • Les familles
  • La chasse au gibier à plume

À savoir avant de craquer

  • Ce n'est pas un chien de garde, et il ne le sera jamais : il fait la fête aux inconnus
  • Son nez décide à sa place — sans clôture ni rappel solide, il part
  • Les franges des oreilles, du poitrail et de la queue font des nœuds
  • Un setter qui s'ennuie en appartement devient un setter destructeur
  • Demander le test auditif des parents : la surdité est le sujet de la race

Le saviez-vous ?

« Belton » est un village du Northumberland

Sa robe mouchetée porte un nom qui n'existe pour aucune autre race : blue belton, orange belton, lemon belton, liver belton. La commission des standards de la FCI prend la peine de le préciser en note — Belton est un village du Northumberland, et c'est Edward Laverack qui a détourné le nom du lieu pour décrire la moucheture qu'il cherchait à fixer.

Il a été menacé chez lui pendant qu'on se l'arrachait ici

Le Kennel Club britannique inscrit sur sa liste des races vulnérables toute race native descendue sous trois cents chiots par an. Le setter anglais y figure avec 185 inscriptions en 2024. La même année, la France en inscrivait plus de cinq mille au LOF. Le chien national anglais se porte vingt-sept fois mieux de ce côté-ci de la Manche.

Il s'appelle « setter » parce qu'il se couchait

Avant les armes à feu, on chassait l'oiseau au filet. Le chien devait trouver la compagnie de perdrix et se figer aplati au sol — to set — pour que le chasseur jette son filet par-dessus le gibier et par-dessus lui. L'arrêt debout, celui qu'on lui connaît, n'est venu qu'avec le fusil. Le nom, lui, est resté celui du geste d'avant.

Deux hommes, deux setters, et la même race

Edward Laverack achète son premier couple en 1825 et passe cinquante ans à consanguiniser une lignée d'une pureté redoutable. Richard Purcell Llewellin, plus tard, rouvre le stock en croisant du gordon et d'autres sangs, parce qu'il voulait un chien qui gagne au terrain plutôt qu'au ring. Le setter d'exposition descend du premier, celui de chasse du second, et l'on parle encore de « setter Laverack » et de « setter Llewellin ».

Garder son chien en forme

  • La surdité congénitale est le sujet de la race, et elle tient à sa robe : la moucheture belton vient des mêmes gènes de dépigmentation qui privent l'oreille interne des cellules dont elle a besoin. Sur 751 setters anglais testés à l'université de Louisiane, 10,3 % étaient sourds d'une oreille et 2,2 % des deux — un chien sur huit en tout. Le Royal Kennel Club recommande le test auditif BAER, qui se fait sur le chiot et se demande pour les parents.
  • Les hanches passent en premier au même club, avec les coudes juste derrière : ce sont deux lectures officielles, faites par un vétérinaire agréé, avec un résultat écrit et daté. Un grand chien qui court deux heures par jour pendant douze ans a tout intérêt à partir avec des articulations propres.
  • Le contrôle de la diversité génétique est également mis en tête, et l'histoire de la race explique pourquoi : Laverack a bâti sa lignée sur une consanguinité extrême, et la population britannique est aujourd'hui si réduite qu'elle figure sur la liste des races vulnérables. Un cheptel étroit se soigne en amont, pas au cabinet.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

D’où viennent ces informations ?