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Spitz de compagnie

Eurasier

On dit aussi Eurasien

Un chien dessiné sur cahier des charges, en 1960. Julius Wipfel voulait l'allure d'un chien polaire avec un caractère vivable : il a croisé le chow-chow et le spitz-loup, ajouté du samoyède, et ça a marché.

52 à 60 cm au garrot pour les mâles, 48 à 56 pour les femelles 11 à 13 ans
Allemagne

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Grand

Énergie

Actif

Toilettage

Régulier

Sociabilité

Sélectif

Éducation

Bonne volonté

Aboiements

Discret

Où il peut vivre

  • LogementUne petite maison
  • JardinUn jardin petit ou moyen
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Une famille présente à la maison
  • Qui veut un grand chien discret
  • La vie en appartement, avec des sorties
  • Les méthodes douces, qui marchent ici

À savoir avant de craquer

  • Vivre au chenil lui est interdit par son propre standard
  • Réservé avec les inconnus : c'est la race, pas un défaut
  • Deux mues par an qui couvrent le logement de sous-poil
  • Sensible : une méthode dure le referme pour longtemps
  • Race jeune et peu nombreuse, à choisir sur l'élevage

Le saviez-vous ?

Une race écrite avant d'être élevée

En 1960, à Weinheim, Julius Wipfel et Charlotte Baldamus posent un objectif sur le papier : un chien de type polaire, aux couleurs agréables, au tempérament sociable. Puis ils croisent trois chow-chows avec quatre spitz-loups. Le résultat s'est d'abord appelé Wolf-Chow — le nom qu'on lit encore dans les vieux pedigrees.

Un prix Nobel comme consultant, puis comme client

En 1972, la lignée manque de sang neuf. Wipfel en discute avec Konrad Lorenz, futur Nobel de médecine : ils envisagent le husky, puis retiennent le samoyède. Lorenz a ensuite pris un chiot de Charlotte Baldamus, qu'il appelait Babett, et il a dit d'elle qu'elle avait le meilleur caractère qu'il ait connu à un chien.

Son nom est une carte de géographie

Chow-chow chinois, spitz-loup allemand, samoyède sibérien : l'Europe et l'Asie dans un seul chien, d'où « Eurasier ». La FCI a reconnu la race en 1973 — treize ans entre la première portée et l'inscription officielle, ce qui est très court pour une race.

Sa langue bleue ne prouve rien

Il a hérité du chow-chow la langue bleu-noir, parfois tachetée, parfois rose. C'est le caractère par lequel on croit reconnaître un chow à coup sûr — et il se promène ici sur un chien qui n'en est pas un. Quand un signe est réputé infaillible, il faut regarder qui d'autre le porte.

Son standard vous dit comment le loger

Un standard décrit un chien : sa taille, son poil, ses aplombs. Celui-ci va plus loin et écarte l'élevage en chenil et la détention sans contact familial étroit. C'est une race qui a été faite pour vivre dans la pièce où vous êtes, et son texte fondateur prend la peine de l'écrire.

Garder son chien en forme

  • La première recommandation du Royal Kennel Club pour cette race n'est pas un test : c'est de « donner la priorité à la diversité génétique ». Une race partie d'une poignée de fondateurs en 1960 se gère au coefficient de consanguinité, et les clubs le suivent. C'est la bonne question à poser à un éleveur.
  • Hanches et rotules sont les deux points orthopédiques de la race, et le dépistage systématique des éleveurs a fait baisser la dysplasie. Les résultats des parents se demandent, comme partout — ici ils existent vraiment, ce qui n'est pas le cas de toutes les races récentes.
  • Les paupières et les cils sont à surveiller : distichiasis, entropion et ectropion reviennent dans la race, et un cil mal placé qui frotte la cornée se traite d'autant mieux qu'on le voit tôt. Une hypothyroïdie est également décrite, et elle se corrige bien une fois nommée.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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