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Chien d'arrêt

Épagneul Breton

On dit aussi Breton

Le plus petit des chiens d'arrêt, et le plus français de tous. Il cherche, il arrête et il rapporte — trois métiers dans un seul chien, qui rentre le soir se coucher au salon.

48 à 51 cm au garrot pour les mâles, 47 à 50 pour les femelles Plus de 10 ans
France

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Moyen

Énergie

Infatigable

Toilettage

Régulier

Sociabilité

Très sociable

Éducation

Apprend vite

Aboiements

Discret

Où il peut vivre

  • LogementUne petite maison
  • JardinUn grand jardin
  • Cadre de vieLa campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Courir, marcher, pédaler
  • La chasse, tous les métiers
  • Les familles
  • Un premier chien d'arrêt

À savoir avant de craquer

  • Plus de deux heures d'exercice par jour, ou il se venge sur le mobilier
  • Sensible : une éducation dure le referme au lieu de le corriger
  • Son nez le fait partir loin, et le rappel se travaille tôt
  • Les oreilles tombantes et les ronces ne font pas bon ménage
  • L'appartement en ville n'est pas son affaire

Le saviez-vous ?

Il a cessé d'être un spaniel en 1982

L'American Kennel Club l'avait inscrit en 1934 sous le nom de Brittany Spaniel, puis a supprimé le mot : un spaniel lève le gibier, lui l'arrête. La FCI n'a jamais eu l'hésitation et le range depuis toujours chez les chiens d'arrêt, à côté des setters et des braques, loin du cocker.

Le premier club portait sa queue dans son nom

Beaucoup de bretons naissent sans queue, ou avec un moignon de quelques centimètres. Le trait a paru assez remarquable pour que le premier club français de la race, fondé en 1907, s'appelle le Club de l'Épagneul Breton à courte queue naturelle.

Le noir ne traverse pas l'Atlantique

Le standard FCI admet le noir et blanc et le tricolore noir. Le standard américain en fait un motif d'exclusion, truffe noire comprise. Le même chien peut donc être présentable en France et refusé en Amérique : c'est la robe qui change de camp, pas le chien.

Le plus français des chiens doit son nez aux Anglais

Au XIXᵉ siècle, des chasseurs britanniques venaient faire la saison en Bretagne avec leurs setters et leurs pointers. Les chiens du pays y ont gagné l'arrêt ferme et la quête large, et le breton tel qu'on le connaît est né de ces rencontres.

Garder son chien en forme

  • Les hanches passent en premier chez le Royal Kennel Club, et la race a de quoi justifier le rang : sa note moyenne de dysplasie est haute. Le dépistage est une lecture radiographique officielle, chiffrée et datée — la demander pour les deux parents, et regarder si leur note tombe sous la moyenne de la race.
  • L'épilepsie existe dans la race et se déclare le plus souvent entre six mois et cinq ans. Il n'y a pas de test avant saillie, donc rien à exiger sur papier : ce qui reste est de demander à l'éleveur si des crises sont connues dans sa lignée, et de choisir quelqu'un qui répond franchement.
  • Le même club met la diversité génétique à côté des hanches. C'est une race très nombreuse, donc rien d'alarmant — mais la popularité concentre les saillies sur quelques mâles primés, et c'est ainsi qu'un cheptel large finit étroit sans que personne l'ait décidé.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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