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Molosse de type dogue

Dogue de Bordeaux

Cinquante kilos de calme et la plus grosse tête du monde canin. Il garde sans agresser et se dépense peu — mais on l'accompagnera jusqu'au bout bien plus tôt qu'un autre chien.

60 à 68 cm au garrot pour les mâles, 58 à 66 pour les femelles Autour de 8 ans
France

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Géant

Énergie

Tranquille

Toilettage

Un coup de brosse

Sociabilité

Sélectif

Éducation

Bonne volonté

Aboiements

Discret

Où il peut vivre

  • LogementUne grande maison
  • JardinUn grand jardin
  • Cadre de vieLa campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Une maison, avec de la place au sol
  • Qui veut un chien calme à l'intérieur
  • La garde sans agressivité
  • Zéro sport, beaucoup de présence

À savoir avant de craquer

  • Il vit peu : huit ans en moyenne, et souvent moins
  • La chaleur est son premier danger, museau court et masse oblige
  • Il bave, et il bave partout
  • Cinquante kilos qui s'appuient sur vous sans y penser
  • Budget de géant : nourriture, vétérinaire, anesthésies
  • Croissance lente : pas d'escaliers ni de sauts avant dix-huit mois

Le saviez-vous ?

Le plus gros crâne du monde canin

Le standard l'écrit noir sur blanc, et il donne la mesure : chez un mâle, le périmètre du crâne correspond à peu près à sa hauteur au garrot. Soixante-cinq centimètres de tour de tête sur un chien de soixante-cinq centimètres. C'est ce qui fait tout l'aspect de la race, et c'est aussi ce qui rend la mise bas si délicate.

Le monde l'a découvert au cinéma en 1989

Hooch, le chien baveur de « Turner et Hooch », est un dogue de Bordeaux. Avant le film, la race était pratiquement inconnue hors de France ; après, les demandes ont explosé partout. C'est un des rares cas où l'on peut dater à l'année la célébrité d'une race — et l'un des plus ambigus, une race fragile n'ayant rien à gagner d'une mode.

Elle a failli disparaître, et son standard a été réécrit

Chien de bouchers, de tireurs de charrette et de gardiens de propriété, le dogue sort des deux guerres mondiales à quelques dizaines d'individus. C'est le professeur Raymond Triquet qui rédige en 1971 le standard moderne à partir de ce qui restait. La race d'aujourd'hui est donc une reconstruction, et elle est jeune.

Un masque brun sur une truffe brune

La robe est toujours unicolore, du fauve clair à l'acajou — aucun bringé, aucun noir, contrairement au bullmastiff qu'on lui confond. Le masque peut être noir, brun, ou absent ; et quand il est brun, la truffe l'est aussi. C'est le détail qui permet de reconnaître la race sur une photo sans se tromper de voisin.

Garder son chien en forme

  • C'est la donnée qui prime toutes les autres : une étude portant sur les chiens d'Angleterre place la race au dernier rang de la longévité, quand la médiane toutes races est de douze ans, et un travail consacré aux molosses donne un âge moyen au décès de huit ans. Ce n'est pas une fatalité individuelle, mais c'est le contrat.
  • Le cœur est le premier organe à surveiller : cardiomyopathie dilatée et sténose aortique sont documentées dans la race, et une enquête de santé lui a été consacrée. Une auscultation annuelle chez l'adulte, et la question des dépistages cardiaques des parents posée à l'éleveur.
  • Cinquante kilos qui poussent en dix-huit mois : dysplasies de la hanche et du coude sont fréquentes, et la croissance se ménage. Pas d'escaliers répétés, pas de sauts, pas de longues sorties avant la fin de la croissance — c'est là que se joue la mobilité de ses vieux jours, qui arrivent tôt.
  • Museau court, masse énorme et poil sombre : le coup de chaleur est le risque vital de l'été. Sortir tôt et tard, jamais de voiture même à l'ombre, et traiter un essoufflement au repos comme une urgence.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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