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Molosse de chasse

Dogue Argentin

Un chien de chasse au sanglier, blanc de la truffe à la queue. Son standard le veut silencieux, ce qu'aucun autre du registre ne demande — et la race entière a été dessinée en une génération par un chirurgien de Córdoba qui savait ce qu'il cherchait.

60 à 68 cm au garrot pour les mâles, 60 à 65 pour les femelles Une dizaine d'années
Argentine

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Géant

Énergie

Infatigable

Toilettage

Zéro effort

Sociabilité

Sociable

Éducation

Bonne volonté

Aboiements

Silencieux

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Un maître déjà expérimenté
  • Deux heures d'exercice par jour
  • La campagne, ou un grand terrain
  • Zéro toilettage, ou presque

À savoir avant de craquer

  • Un quart des chiens de la race entend mal d'une oreille ou des deux
  • La peau blanche brûle au soleil : de l'ombre l'été, et pas de plein midi
  • Le standard décrit lui-même une rivalité entre mâles à surveiller
  • Sa taille et sa force imposent une éducation posée avant l'adolescence
  • Se renseigner sur sa législation avant tout voyage : elle varie d'un pays à l'autre

Le saviez-vous ?

Une race créée par un homme, et datée

Le standard nomme son auteur : le docteur Antonio Nores Martínez, chirurgien de la province de Córdoba (1907-1956). Il est parti de l'ancien chien de combat de Cordoba et y a croisé, méthodiquement, du bouledogue anglais, du dogue allemand et du mâtin des Pyrénées, en ne gardant que les sujets entièrement blancs. Peu de races portent un nom d'auteur et deux dates.

Un standard qui exige le silence

« Il doit être silencieux, sans jamais donner de la voix sur la piste », écrit la FCI ; le standard américain le dit « not a hard barker ». Deux textes indépendants, la même exigence — et une raison de métier : un chien qui aboie sur la piste du sanglier prévient le gibier. C'est ce qui vaut à la race l'aboiement le plus bas du registre, avec le basenji, le greyhound et le barzoï.

Le blanc n'est pas une couleur, c'est une condition

« D'un blanc pur », dit le standard, qui n'accepte qu'une seule tache foncée sur la tête, couvrant au plus 10 % de sa surface — et qui ajoute que le juge, entre deux sujets de qualité égale, doit toujours préférer celui dont le blanc est le plus pur. C'est un choix esthétique qui a des conséquences, et la partie santé de cette fiche les donne.

Interdit au Royaume-Uni, et sur son apparence

Il figure nommément parmi les quatre types de chiens interdits par le Dangerous Dogs Act de 1991, avec le pit-bull, le tosa et le fila brasileiro. Le point le plus curieux du texte est sa méthode : le gouvernement britannique précise qu'« un chien est d'un type interdit selon ce à quoi il ressemble, plutôt que selon sa race ou son nom ». C'est un signalement physique, pas un pedigree.

Garder son chien en forme

  • La surdité congénitale est le sujet de santé de la race, et elle est mesurée : sur 811 chiens testés à l'oreille électrophysiologique, 74 % entendaient des deux oreilles, 20 % étaient sourds d'une seule et 5 % des deux. Un chien sourd d'une oreille vit très bien — il localise moins bien les sons —, mais cela se dépiste avant l'achat, chiot par chiot.
  • La même étude trouve que les chiens sans tache sur la tête sont significativement plus souvent sourds que les chiens qui en portent une. C'est exactement ce que le standard demande de préférer, et c'est le genre de tension qu'il vaut mieux connaître avant de choisir un chiot sur sa robe.
  • Une peau blanche sous un poil de deux centimètres ne protège pas du soleil. L'ombre l'été, les heures fraîches pour les sorties, et un vétérinaire consulté devant une rougeur qui persiste : ce sont des précautions de bon sens, mais elles ne sont pas facultatives sur cette robe-là.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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