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Chien de compagnie

Coton de Tuléar

On dit aussi Coton

Le chien le plus gai du registre, et un poil qui porte bien son nom. Il a été le privilège d'une noblesse insulaire pendant des siècles, et il n'a rien perdu de l'habitude d'être le centre de la pièce.

Mâles 26 à 28 cm, femelles 23 à 25 cm Plus de 12 ans
Madagascar

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Petit

Énergie

Tranquille

Toilettage

Tous les jours

Sociabilité

Ami de tous

Éducation

Apprend vite

Aboiements

Donne de la voix

Où il peut vivre

  • LogementUn appartement
  • JardinUn jardin petit ou moyen
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl ne mue pas

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • L'appartement, sans réserve
  • Un premier chien
  • Les familles avec enfants
  • Qui veut un chien qui suit partout

À savoir avant de craquer

  • Le brossage est quotidien, et non négociable
  • Un poil qui ne tombe pas est un poil qui feutre
  • Il supporte mal d'être laissé seul la journée
  • Le dépistage oculaire se demande à l'éleveur
  • Race rare : se méfier des portées trop faciles à trouver

Le saviez-vous ?

Son nom dit sa texture, pas sa couleur

« Coton » désigne le poil, qui est sec, léger et floconneux — rien à voir avec la soie du bichon maltais ni avec la boucle du bichon frisé. Il est unique, sans sous-poil, ce qui explique à la fois qu'il ne tombe pas et qu'il faille le démêler tous les jours. Tuléar est le port du sud-ouest de Madagascar, aujourd'hui Toliara.

Il était interdit aux gens ordinaires

La noblesse merina de Madagascar en avait fait son chien, et des lois en réservaient la possession aux familles régnantes. Le titre de « chien royal de Madagascar » n'est donc pas une trouvaille de catalogue : c'est ce qu'il était, et c'est aussi pourquoi il n'a pas quitté l'île pendant des siècles.

La tradition le fait naître d'un naufrage

On raconte que des petits chiens blancs auraient rejoint la côte à la nage après le naufrage d'un navire dans le canal du Mozambique, et se seraient mêlés aux chiens de l'île. Aucun document ne l'atteste, et l'histoire est trop belle pour qu'on la donne pour vraie — mais elle est racontée partout où l'on parle de la race.

Il est arrivé en Europe dans les années 1970

Des voyageurs français le découvrent dans les années 1960, et un éleveur en ramène quelques sujets qui fondent la race hors de Madagascar. La FCI la reconnaît en 1970 — c'est l'une des rares races du registre dont on peut dater l'arrivée en Europe à quelques années près.

Garder son chien en forme

  • L'atrophie progressive de la rétine est le principal souci oculaire de la race, et le Royal Kennel Club recommande le dépistage par le schéma BVA/KC/ISDS. Elle reste peu fréquente ; le test se demande quand même, parce qu'il coûte moins cher que la certitude.
  • Le RKC range la diversité génétique parmi les bonnes pratiques d'élevage, ce qui est rare et s'explique : toute la population hors de Madagascar descend d'une poignée de chiens importés dans les années 1970. Une race qui compte peu de fondateurs a peu de marge, et c'est une question qu'un éleveur sérieux ne trouvera pas déplacée.
  • Son poil ne tombe pas, ce qui n'est pas une dispense mais l'inverse : le poil mort reste dans la masse et feutre. Un nœud serré tire sur la peau, macère et cache ce qu'il y a dessous — rougeur, tique, plaie. Le brossage quotidien est ici un geste de santé autant que d'esthétique.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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