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Chien de protection de troupeau

Chien de Montagne des Pyrénées

On dit aussi Patou

Quatre-vingts centimètres de chien blanc, seul avec les brebis depuis des siècles. Il décide encore tout seul : doux avec les siens, dissuasif avec le reste, et bâti pour dormir dehors.

70 à 80 cm au garrot pour les mâles, 65 à 75 pour les femelles Moins de 10 ans
France

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Géant

Énergie

Tranquille

Toilettage

Régulier

Sociabilité

Sélectif

Éducation

Il faut insister

Aboiements

Bavard

Où il peut vivre

  • LogementUne grande maison
  • JardinUn grand jardin
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • La campagne et le grand froid
  • Un terrain clôturé, vraiment clôturé
  • Qui aime un chien indépendant
  • Une famille installée à la campagne

À savoir avant de craquer

  • Il aboie la nuit : c'est son métier, pas un défaut
  • Il décide seul, et l'éducation prend des années
  • Sans clôture sérieuse, il élargit son territoire
  • Les ergots doubles ne s'usent pas et repoussent
  • Un géant coûte cher à nourrir et à soigner

Le saviez-vous ?

Sa queue « fait la roue », et le standard le dit en patois

Au repos, la queue tombe bas, l'extrémité en crochet. En éveil, elle se relève et s'arrondit sur le dos, seule sa pointe touchant le rein : le standard officiel décrit ce port par un mot des bergers pyrénéens, « arroundera ». Peu de textes internationaux se permettent un mot de patois.

Deux doigts en trop, et ils sont obligatoires

Chaque membre postérieur porte des ergots doubles, « bien constitués », et leur absence est un défaut qui exclut le chien de la reproduction. Ces doigts ne touchent pas le sol et ne servent plus à rien de mesurable : la race les a gardés parce que ses éleveurs y tiennent depuis toujours.

Chien royal de France

Gaston Phœbus le mentionne au XIVᵉ siècle comme gardien de châteaux. Trois siècles plus tard, il connaît la gloire à la cour de Louis XIV, qui en fait — selon le Royal Kennel Club — le chien royal de France. La même race dormait dehors avec les brebis pendant ce temps-là.

Son standard n'a presque pas bougé depuis 1923

La première description détaillée date de 1897, et le standard officiel est déposé en 1923 par la Réunion des Amateurs de Chiens Pyrénéens. Celui d'aujourd'hui en est encore très proche : « ce sont surtout des précisions qui y ont été apportées ». Cent ans sans remodelage, ce qui est rare.

Garder son chien en forme

  • C'est la race la plus touchée par la maladie d'Addison dans une étude hospitalière montréalaise : 9,73 % des montagnes des Pyrénées reçus, contre 0,38 % de l'ensemble des chiens. Les signes sont trompeurs — fatigue, digestion, amaigrissement — et le diagnostic tient à une prise de sang.
  • Le Royal Kennel Club demande aux éleveurs trois dépistages : hanches, coudes et yeux, sur les grilles officielles. Ce sont les résultats des deux parents qu'il faut lire avant de réserver, et la croissance d'un chiot de cette taille se ménage jusqu'à la fin de la première année.
  • Les ergots doubles ne touchent jamais le sol : ils ne s'usent pas et repoussent en s'enroulant, jusqu'à rentrer dans la chair. Il faut les couper comme des ongles, régulièrement, et les vérifier après chaque sortie en terrain accidenté.
  • Le sous-poil est fait pour la montagne, pas pour un été de plaine : à la belle saison, il lui faut de l'ombre, de l'eau et des sorties tôt le matin. Le tondre serait une fausse bonne idée — le poil protège aussi du soleil.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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