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Terrier de type bull

Bull Terrier

Une tête en forme d'œuf, dessinée par un homme dans les années 1850 et jamais revue depuis. Sous la tête, un bloc de muscles enjoué et obstiné, dont le standard refuse de dire combien il pèse.

Le standard ne fixe ni taille ni poids Plus de 10 ans
Royaume-Uni

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Moyen

Énergie

Actif

Toilettage

Zéro effort

Sociabilité

Très sociable

Éducation

Il faut insister

Aboiements

Discret

Où il peut vivre

  • LogementUne petite maison
  • JardinUn jardin petit ou moyen
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Qui a du temps et de l'humour
  • Une maison sans autre chien
  • Les gens, qu'il aime vraiment tous
  • Un petit jardin, si la tête travaille

À savoir avant de craquer

  • Entre chiens du même sexe, la bagarre est un vrai sujet
  • Il comprend parfaitement, et négocie quand même
  • Un bull terrier qui s'ennuie s'invente une obsession
  • Le blanc et la surdité vont ensemble : faire tester les chiots
  • Peau claire et poil ras : le soleil et les allergies le trouvent vite

Le saviez-vous ?

Son standard refuse de le mesurer

« Il n'y a pas de limite de poids ni de taille » : la phrase est dans le standard, qui demande à la place « le maximum de substance par rapport à sa taille ». C'est la seule race du registre dont on ne puisse donner ni centimètres ni kilos. Le bull terrier miniature, lui, est une race à part — et sa seule différence tient dans la mesure que son aîné refuse.

Une tête datée, et signée

Un certain James Hinks fixe le type à Birmingham dans les années 1850 en sélectionnant le chanfrein descendant et la tête ovoïde ; la race est exposée sous sa forme actuelle en 1862, et son club naît en 1887. Peu de silhouettes du registre se datent d'une décennie et s'attribuent à un homme.

Le blanc d'abord, la couleur ensuite

Hinks ne voulait que du blanc — un terrier blanc anglais aujourd'hui disparu et, disent les historiens de la race, du dalmatien parmi les ancêtres. Ces chiens-là étaient surnommés « White Cavalier ». La couleur n'est revenue qu'au XXᵉ siècle, par le staffordshire, et n'a été reconnue qu'en 1936. Un demi-siècle de blanc, et la surdité qui va avec.

Le général Patton en avait un, et il était timide

Le 4 mars 1944, l'état-major de Patton rachète à sa veuve le chien d'un pilote de la RAF tué en mission. Le général le rebaptise Willie, du prénom d'un ami d'enfance. Il dormait dans ses quartiers et assistait aux briefings — et les photographies d'après-guerre montrent surtout un chien qui n'aimait pas le bruit.

Garder son chien en forme

  • La surdité de naissance est le sujet de la race, et elle suit le blanc. Sur 1 060 chiots testés, 10,2 % étaient sourds d'une oreille ou des deux ; chez les chiots blancs la proportion monte à 19,3 %, contre 0,8 % chez les colorés. Le test s'appelle un BAER, il se fait vers deux mois, et il se demande à l'éleveur.
  • Les reins sont l'autre sujet, sous deux formes : une néphrite héréditaire et une maladie polykystique dont la mutation est connue. Les clubs de race font doser le rapport protéines/créatinine dans les urines avant toute saillie — c'est un examen simple, et c'est la question à poser à l'éleveur.
  • La poursuite de queue n'est pas un jeu chez lui : c'est un trouble compulsif décrit dans la race, étudié sur 333 chiens dont 145 atteints, et il s'installe souvent chez un jeune mâle qui s'ennuie. Un chien qui tourne se distrait, s'occupe et se montre au vétérinaire — pas à trois ans, quand la boucle est prise.
  • Peau claire, poil ras et pas de sous-poil : les coups de soleil sur la truffe et le ventre sont réels chez les sujets blancs, et les démangeaisons d'allergie sont un motif de consultation banal. De l'ombre l'été, et une peau qui rougit ou qu'il gratte se regarde au lieu de s'expliquer par le caractère.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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