Groenendael
Poil long, noir zain
Le noir intégral, et rien d'autre : c'est la seule robe que son standard admette. Poil long et lisse sur le corps, collerette fournie autour du cou, et de la brosse plus d'une fois par semaine.
On dit aussi Malinois, Groenendael, Tervueren ou Laekenois
Quatre variétés, quatre lieux de Belgique, et un seul et même chien. Le malinois en a fait la carrière que l'on sait, et les trois autres ont la même énergie — celle qui ne s'éteint pas toute seule.
Taille
Grand
Énergie
Infatigable
Toilettage
Régulier
Sociabilité
Sélectif
Éducation
Élève modèle
Aboiements
Bavard
Où il peut vivre
Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.
La FCI ne connaît qu'une seule race, et c'est le poil qui en distingue les quatre variétés. Le compte n'y est pourtant pas tout à fait : le groenendael et le tervueren portent le même poil long et ne se séparent que par la robe. Les voilà quand même tous les quatre, parce que c'est sous ces noms-là qu'on les appelle, jamais sous celui de leur poil.
Poil long, noir zain
Le noir intégral, et rien d'autre : c'est la seule robe que son standard admette. Poil long et lisse sur le corps, collerette fournie autour du cou, et de la brosse plus d'une fois par semaine.
Poil long, fauve ou gris charbonné sous masque noir
Même poil que le groenendael, autre robe. Le charbonné, c'est la pointe noire de chaque poil, qui ombre le fauve sans jamais faire de plaques ni de rayures. Le masque noir doit couvrir les lèvres, les paupières et les oreilles.
Poil court, fauve charbonné, masque noir
Celui que tout le monde a en tête, et de très loin le plus nombreux. Le seul dont le toilettage tienne en un coup de brosse — ce qui ne veut pas dire qu'il demande moins de temps, seulement qu'il en demande ailleurs.
Poil dur d'environ six centimètres, fauve
Le plus rare des quatre, et le seul qu'on reconnaisse au toucher : un poil sec, crissant et ébouriffé, avec la barbe qui va avec. Le standard demande qu'il ne soit jamais assez fourni pour masquer la forme de la tête.
Le 15 novembre 1891, le professeur Adolphe Reul, de l'école vétérinaire de Cureghem, rassemble cent dix-sept chiens de berger pour faire l'inventaire de ce que la Belgique possède et en tirer une race. Le premier standard est écrit le 3 avril 1892. Le standard actuel raconte la suite sans fard : la sélection des années suivantes s'est faite « en pratiquant une consanguinité extrême sur quelques étalons », et vers 1910 le type était fixé.
Aucun des quatre noms ne décrit le chien : ce sont des lieux. Groenendael est le domaine où Nicolas Rose élevait les noirs, Tervuren une commune du Brabant flamand, le malinois vient de Malines, et le laekenois de Laeken, le quartier royal de Bruxelles — la reine Marie-Henriette avait un faible pour cette variété-là.
Puisque c'est une seule race, les variétés se croisent, et le poil ne suit pas toujours les parents. Le Royal Kennel Club prévient les éleveurs noir sur blanc : deux malinois peuvent donner un ou plusieurs chiots tervuerens dans la même portée, et il existe une procédure d'inscription pour ça. On ne choisit pas sa variété à la naissance, on la constate.
En 1899, la police de Gand manque d'hommes et n'a pas de quoi en payer davantage. Elle prend des bergers belges à la place, et met sur pied ce qui est considéré comme le premier service de chiens de police organisé au monde. Neuf ans plus tard, la police de New York venait voir comment ça marchait.
Ce qui est une race à quatre variétés pour la FCI est quatre races distinctes pour l'AKC, séparées en 1959. Le berger belge y est même arrivé en ordre dispersé : le malinois en 1911, le groenendael — appelé là-bas simplement « Belgian Sheepdog » — en 1912, le tervueren en 1959, et le laekenois en 2020. Le plus ancien des quatre a été le dernier reconnu.
Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.