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Chien de berger

Berger Belge

On dit aussi Malinois, Groenendael, Tervueren ou Laekenois

Quatre variétés, quatre lieux de Belgique, et un seul et même chien. Le malinois en a fait la carrière que l'on sait, et les trois autres ont la même énergie — celle qui ne s'éteint pas toute seule.

62 cm au garrot en moyenne pour les mâles, 58 pour les femelles, à deux centimètres en moins et quatre en plus Plus de 10 ans
Belgique

Au quotidien, ça donne quoi ?

Taille

Grand

Énergie

Infatigable

Toilettage

Régulier

Sociabilité

Sélectif

Éducation

Élève modèle

Aboiements

Bavard

Où il peut vivre

  • LogementUne grande maison
  • JardinUn grand jardin
  • Cadre de vieVille ou campagne
  • PoilsIl perd ses poils

Bandes publiées par le Royal Kennel Club, traduites telles quelles.

Comparer avec une autre race

Il est fait pour

  • Les maîtres qui ont un projet
  • Dehors par tous les temps
  • Les maîtres expérimentés
  • Une famille active et présente

À savoir avant de craquer

  • Plus de deux heures d'exercice par jour, tous les jours, et de la tête autant que des pattes
  • Il rassemble ce qui bouge : la tendance à tourner en cercles est dans son standard, et les enfants qui courent en font partie
  • Vigilant avec les inconnus — la socialisation est un chantier, pas une case à cocher
  • Le malinois est devenu un chien à la mode alors qu'il reste un chien de professionnels
  • Le groenendael et le tervueren portent un poil long qui se brosse plus d'une fois par semaine

Quatre variétés, trois poils

La FCI ne connaît qu'une seule race, et c'est le poil qui en distingue les quatre variétés. Le compte n'y est pourtant pas tout à fait : le groenendael et le tervueren portent le même poil long et ne se séparent que par la robe. Les voilà quand même tous les quatre, parce que c'est sous ces noms-là qu'on les appelle, jamais sous celui de leur poil.

Le saviez-vous ?

Cent dix-sept chiens dans une cour de Cureghem

Le 15 novembre 1891, le professeur Adolphe Reul, de l'école vétérinaire de Cureghem, rassemble cent dix-sept chiens de berger pour faire l'inventaire de ce que la Belgique possède et en tirer une race. Le premier standard est écrit le 3 avril 1892. Le standard actuel raconte la suite sans fard : la sélection des années suivantes s'est faite « en pratiquant une consanguinité extrême sur quelques étalons », et vers 1910 le type était fixé.

Quatre noms, quatre adresses

Aucun des quatre noms ne décrit le chien : ce sont des lieux. Groenendael est le domaine où Nicolas Rose élevait les noirs, Tervuren une commune du Brabant flamand, le malinois vient de Malines, et le laekenois de Laeken, le quartier royal de Bruxelles — la reine Marie-Henriette avait un faible pour cette variété-là.

Une portée peut contenir deux variétés

Puisque c'est une seule race, les variétés se croisent, et le poil ne suit pas toujours les parents. Le Royal Kennel Club prévient les éleveurs noir sur blanc : deux malinois peuvent donner un ou plusieurs chiots tervuerens dans la même portée, et il existe une procédure d'inscription pour ça. On ne choisit pas sa variété à la naissance, on la constate.

Le chien de police a été inventé avec lui

En 1899, la police de Gand manque d'hommes et n'a pas de quoi en payer davantage. Elle prend des bergers belges à la place, et met sur pied ce qui est considéré comme le premier service de chiens de police organisé au monde. Neuf ans plus tard, la police de New York venait voir comment ça marchait.

L'Amérique en a fait quatre races

Ce qui est une race à quatre variétés pour la FCI est quatre races distinctes pour l'AKC, séparées en 1959. Le berger belge y est même arrivé en ordre dispersé : le malinois en 1911, le groenendael — appelé là-bas simplement « Belgian Sheepdog » — en 1912, le tervueren en 1959, et le laekenois en 2020. Le plus ancien des quatre a été le dernier reconnu.

Garder son chien en forme

  • L'épilepsie est le sujet de la race, et surtout chez les deux poils longs. Une étude danoise portant sur les groenendaels et tervuerens nés en dix ans y a mesuré 9,5 % de chiens atteints, avec une première crise à 3,3 ans en moyenne et près de quatre sur dix après quatre ans. C'est ce retard qui fait le problème : un chien se reproduit bien avant d'avoir montré quoi que ce soit. La question à poser à l'éleveur ne porte donc pas sur le chiot, mais sur ce qu'il sait des crises dans sa lignée.
  • Le Royal Kennel Club recommande trois dépistages officiels : les hanches, les coudes et les yeux. Ce sont des lectures faites par des vétérinaires agréés, avec un résultat écrit et daté — un éleveur qui les a faits les montre sans qu'on insiste.
  • Il met aussi en tête, pour le groenendael, le contrôle de la diversité génétique. C'est inhabituel dans ses listes, et le standard de la race explique pourquoi : les premières années de sélection se sont faites sur très peu d'étalons, et un siècle plus tard on paye encore l'addition.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire.

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